Sweetohm

Michel Casabianca

J’ai terminé aujourd’hui le livre de Nicolas Gaume dans lequel il raconte l’aventure Kalisto. Je le recommande chaudement à tous ceux qui ont connu le microcosme du jeu dans notre bonne ville de Bordeaux. On y retrouve forcément des noms de gens que l’on connait (comme Stéphane Bura et Stéphane Deluca, tous deux page 370).

Mais surtout, on voit le revers de la médaille. J’ai entendu beaucoup d’histoires de Kalisto (la fameuse plateforme K, les NAFs, les dirigeants de la dernière heure qui se barrent avec des valises de billets et autres légendes merveilleuses) et les confronter avec la vision de l’entreprise qu’a pu en avoir le DG est extrèmement révélateur et me rappelle fortement ma propre expérience chez In-Fusio.

A savoir que les dirigeants sont souvent les moins informés de ce qui se passe dans leur propre boite, souvent du fait de petits chefs qui leurs servent les histoires qu’ils veulent entendre. Et paradoxalement, les créateurs, qui sont ceux qui ont eu le plus de parts, sont parmi ceux qui en tirent le moins profit. Alors que d’autres requins, qui ont su quitter le navire à temps, s’en sortent très bien…

Détail intéressant pour les anciens d’In-Fusio : IF est citée deux fois (pages 291 et 344), mais son nom n’est jamais donné. A croire que Gaume en avait après cette petite boite dont la réussite insolente a pu faire illusion quelques temps. Au final, nous avons tous finis dans une galère qui a coulé ;o)

Si au final l’histoire finit mal, elle vaut le coup d’être lue.