Sweetohm

Michel Casabianca

Dans une lettre ouverte, Steve Jobs se déclare pret à abandonner le DRM si les labels sont d’accord. DRM est un acronyme pour Digital Right Management, système empêchant l’utilisation non autorisée de fichiers informatiques, comme la musique ou la vidéo.

Cette nouvelle est extrèmement bienvenue, pour plusieurs raisons :

  1. Le DRM n’est pas un moyen efficace de lutte contre la copie (on peut trouve tous les fichiers protégés sur des réseaux de peer to peer).
  2. Il pénalise les utilisateurs honnètes dans la mesure où ce sont ceux qui paient qui se voient interdire une utilisation non prévue de leurs fichiers.
  3. C’est un moyen de garder les utilisateurs prisonniers d’une technologie : les utilisateurs d’iTunes Store (le magasin de musique en ligne d’Apple) ne peuvent lire la musique achetée que sur des logiciels ou appareils compatibles (iTunes et iPods dans le cas d’Apple).

Cette position de Steve Jobs est non seulement juste, mais aussi courageuse dans la mesure où elle va à l’encontre de ses propres intérets. Cependant, cela me semble à long terme la seule politique viable et pourrait bien être à l’origine d’un boom de la musique légale en ligne.

Bien sûr, on peut voir cette déclaration comme une simple capitulation devant des pressions anti-DRM qui se font de plus en plus pressantes (de la part de la Communauté Européenne en particulier), mais je reste convaincu que cette attitude est courageuse et place Apple dans le bon camp alors que d’autres ajoutent toujours plus de DRM dans leurs systèmes (Microsoft en a mis au coeur même de Windows Vista et son Zune va jusqu’à chiffrer les fichiers non protégés lors du partage WiFi).

Je me prend à rêver que la prochaine version de iTunes ouvre une boîte de dialogue “Voulez vous désactiver FairPlay sur tous vos fichiers achetés sur iTunes Store ?”. Il n’est pas interdit de rêver d’un monde meilleur !